Les vignerons d’altitude

Parmi nos invités

Manuel Valenzuela - Barranco Oscuro

les vins les plus haut d’Europe
Aucun ajout de SO² sur toutes les cuvées
Cortijo Barranco Oscuro 18440 Cádiar Granada


Le domaine

Barranco Oscuro c’est un vieux domaine dont l’activité vinicole a été interrompu par l’arrivée du phylloxéra au fin su siècle XIX.En 1979, Manuel Valenzuela a repris l’industrie du vin dans le but de faire des vins de qualité sans recourir à l’oenologie moderne. En tant que pionnier des vins bio en Espagne depuis le début a été impliqué dans des associations et les organismes de certification, mais finalement a choisi de ne pas certifier ses vins à cause des fraudes des dénommées « vins bio ». Maintenant fait partie de l’Association espagnole des producteurs de vin naturel.

Les vignes

Tous le vignoble a été planté et cultivé par la famille, sans engrais de synthèse, herbicides, systémique, etc ...Il ya principalement deux parcelles de vigne :- Le Cerro Las Monjas (6 ha), sols pauvres avec de schiste, une altitude de 1320-1368 mètres, rendements inférieure a 10 Hl/ha, plantés entre 1982 et 1990, Grenache (2 ha), Vigiriega (1 ha), Cabernet Sauvignon, Sauvignon Blanc, Merlot, Tempranillo, Pedro Ximenez, Moscatel et d’autres.- Barranco Oscuro, Hoyo y Cerro de Las Gayumbas, la terre autour de la cave dans les sols plus argileux et plaines, planté au milieu des années 90, avec une altitude de 1280-1300 mètres, Tempranillo (1 ha), Vigiriega (1 ha ), Pinot Noir (1 ha), Syrah (1 ha), Chardonnay, Viognier, Vermentino, Riesling et d’autres.

La vinification
Les raisins sont récoltés manuellement et vinifiés sans ajout de levure ou de tout autre produit. Elevages généralement longues, au moins deux ans, qui est la méthode la plus ancienne et la plus naturelle pour obtenir des vins stables. SO2 n’est pas ajouté. Non collé. Légèrement filtré avant mise en bouteille pour empêcher les solides dans la bouteille.

Les vins
Nombreuses cuvées, chaqu’une avec ses particularités avec le lien commun d’un terroir très particulier (altitude, soleil, sols pauvres, pas d’eau) et une vinification, à part des normes de l’œnologie moderne, que ne cherche pas un gout commercial mais l’authenticité. Liberté et diversité.

Domaine Vini Dell’Etna, Davide Bentivegna

Contrada Saette - 95017 Presa - Sicile - Italie

Les vins du chaos
Son domaine Etnella existe depuis le millésime 2010. Davide a commencé par autre chose, par une vie dans les chiffres, entre deux avions. Mais l’héritage familial a pris le dessus. Aujourd’hui, il s’occupe de 6 hectares de vignes et de 4 d’oliviers. Jusqu’ici tout est clair.


Davide nous donne rendez-vous chez lui, sur les hauteurs d’Acireale, pas trop loin de la touristique Taormine. On commence par visiter son jardin où s’enchevêtrent quelques vignes et arbres fruitiers.

Puis on passe à table. Normal, on est en Sicile. Davide fait des essais sur les étiquettes de ses bouteilles. Un essai, cela signifie qu’il colle une étiquette nouvelle sur la première bouteille à portée de main. Pour voir ce que ça donne. Parfois, en grattant, on trouve jusqu’à 3 couches différentes de papier. Ce soir, rares sont les vins goûtés qui correspondent à leur étiquette. Les photos sont superflues, le flou s’installe. J’en avais vu des trucs originaux chez les vignerons, mais là...

Le chaos.

Davide aime désarçonner le goûteur. Dans les dégustations, il sert ses vins dans des contenants en plastique. Les gens pensent que le jaja n’est pas terrible puis ils changent d’avis. "J’aime partir d’en bas pour ensuite surprendre". Pour ma part, j’apprécie vraiment ses rouges. Ce sont sans doute, avec la cuvée Machado de Francesco Guccione, les rouquins qui m’ont le plus plu sur l’île Sicile. Ainsi la cuvée Notti Stellate 2012, un rouge virevoltant comme un lambrusco bien fait. Mais tu sens un vrai vin derrière la bulle, pas un truc qui s’efface. Forcément, c’est fait avec du nerello mascalese, le pinot noir local travaillé modestement... Bon, en fait, c’est une expérimentation. Et ça ferait un tabac.

Villa Petrosa di Santo Spirito (2014). L’idée, c’est de faire du vin comme le faisait ses ancêtres, avec cette tradition de mélange de cépages rouges (nerello mascalese, nerello cappucio) et blanc (catarratto). La superbe couleur rouge légère et un fruit croquant font l’unanimité. La conversation passe ensuite sur ses vins traditionnels menacés par la standardisation ou l’impossibilité de vinifier en palmento, le chai tradionnel de l’Etna. La riposte est claire : "quelqu’un qui est assis à Bruxelles ne peut pas me dire comment faire mon vin."

Et sa bulle 2013, il l’a additionnée de moûts de 2014 - en lieu et place des levures...

Le chaos, encore.

J’adore sa couleur framboise un peu passée pour un vin rafraîchissant et son côté très vineux qui en fait un bon compagnon de table. À la manière d’un grand champagne, la bulle s’estompe très vite. Y a beaucoup de soufre là-dedans ? Pas vraiment, il se fie à la charte de l’A.V.N. : poco ma non troppo. Voire pas du tout.

Enfin, les vins du chaos.

Kaos Etna Bianco mélange principalement deux cépages blancs siciliens, carricante et catarratto. La pierre volcanique donne quelque chose de très minéral, de très droit pour le 2014. Le millésime précédent joue plus sur l’oxydatif.

"Mais pour moi, le vin naturel c’est la macération". Comme on le suit, Davide ouvre son Kaos 5.0 macéré 5 jours. Pas orange, ni lourd, simplement vibrant. Ces cuvées s’appellent Kaos en souvenir de la théorie mathématique du chaos. Appliqué au vin, cela donne un théorème que l’on connaît bien : tout millésime est différent.

Hors concours, le nepitello. Un genre de chartreuse maison, à base de la plante baptisée nepitella en italien, le "calament népéta" en français. Le point d’orgue des produits d’un vigneron hallucinant...
(trouvé sur "du morgon dans les veines")

Noé, Maurizio Silvestri et Stefano Amerighi

(Apennins - Italie)

Le petit vignoble de 2000 m2 dont on tire le blanc "Noé" se trouve à une hauteur de 700 mètres dans un contexte territorial montagneux, un climat rude à l’ombre du mont « Vettore », le second sommet le plus haut de la chaîne des Appennins. La variété c’est du Pecorino, un antique raisin blanc typique des zones montagneuses du centre de l’Italie entre les régions « Marques » et « Abruzzes ».

L’histoire a commencée en 2013 quand Maurizio et Stefano ont décidé de récupérer le petit vignoble que Noé, le vieux propriétaire, allait abandonner. L’objectif était de vinifier le Pecorino dans son milieu naturel. La technique est basique : égrappé à la main, foulage avec les pieds et fermentation spontanée en inox. L’affinement en bonbonne de verre jusqu’au printemps quand vient la mise en bouteille avec une partie d’acide malique.

Domaine BELLUARD - Terroir du Mont-Blanc

Créé en 1947, le Domaine BELLUARD s’étend sur 10 hectares sur la petite commune d’Ayse (Haute-Savoie) située au cœur de la vallée de l’Arve entre Genève et Chamonix Mont-Blanc.

Élevage en œuf béton
Dominique BELLUARD exploite depuis 1988 l’un des plus ancien vignoble alpin où subsiste un cépage endémique « le Gringet », unique au monde.

Aujourd’hui, pour la plus grande typicité des vins, la principale préoccupation du Domaine est de cultiver la vigne dans le plus grand respect des terroirs et des traditions d’élaboration, d’où une reconversion en 2001 à la culture bio-dynamique.

Stéphan Elzière

Installé sur les Palhàs depuis 2002, Stéphan Elzière était le seul producteur de vin bio du Cantal. il a pu s’y installer en 2002 puis acquérir six ans plus tard le domaine de Philippe Grenier, un vigneron qui travaillait dans le respect de la nature. Il a donc hérité d’une vigne saine et de cépages originaux et variés pour la région : Gamay, Petite Syrah, Pinot Noir, Chardonnay, Chardonnay Musqué, Côt, Abouriou et… Gewurtzraminer !


« On est reparti de zéro. Il n’y avait plus d’histoire de la vigne dans le coin. J’ai donc choisi de faire le vin le plus atypique possible, en essayant des choses, en assemblant différents cépages pour plus de complexité. » Le résultat ?? « Un vin inclassable, rond, souple et avec une belle longueur. »

Luc BAUER - Les Grangeons de l’Albarine

La Pavaz
01230 ARGIS

Le domaine des Grangeons de l’Albarine a été crée en 2011 avec la reprise de vignes sur le coteau d’Argis,replanté en Altesse, Chardonnay et Mondeuse, sur des terroirs d’éboulis calcaires sur marnes, très pentus. Travail manuel de A à Z pour la production, en Agriculture biologique et biodynamique, de vins de terroirs, naturels et "haute- couture".


Passionné par les métiers de la Terre, et après une formation agricole et différentes expériences dans ces domaines, j’ai découvert sur le tard le monde passionnant de la vigne et du vin. Sensible aux enjeux environnementaux et convaincu de l’intérêt d’une agriculture "alternative",non destructrice de nos ressources, l’approche "terroiriste" de la vigne et du vin était faite pour me séduire. J’ai eu la chance de rencontrer, lors d’une période de formation dans le Mâconnais, des vignerons passionnés et passionnants, attachés à la préservation de leurs terroirs et guidés par leur souci de la qualité et de l’authenticité sans compromis.Ils ont su me transmettre cet amour du travail méticuleux de la vigne et du vin, au service de la richesse et de la diversité des goûts. Et j’ai depuis peu réalisé mon rêve, et révélé mon jardin secret : devenir Vigneron Paysan en bio- biodynamie dans le Bugey !

Domaine Cherouche - Marc Balzan et Andrea Grossmann

Chemin de Brohenne 11 - 1966 Argnou - Suisse


Le Domaine prend doucement la forme que nous lui voulions. Aussi, 2017 est marqué d’un virage important avec plusieurs nouveautés dont voici la forme : huit parcelles toutes situées à Ayent sur 1,2 hectare composées de chasselas, arvine, pinot gris, chardonnay, amigne, païen, pinot noir et gamay entre 550 et 850m d’altitude, sont désormais travaillées.

La philosophie reste évidemment la même et la pratique biologique voire biodynamique est toujours de mise : les sols sont enherbés de manière spontanée ou provoquée, quelques griffages à la charrue et au treuil sont envisagés dès cette année sur certaines parcelles accessibles, autrement, c’est souvent la débroussailleuse qui est utilisée.

La taille, en lune descendante et décroissante et en cordon de royat, simple ou double est pratiquée, toujours dans le respect du flux de sève en veillant à rajeunir les cornes ou charpentes devenant un peu débordantes.

La lutte fongique en période végétative est menée sous l’action du soufre mouillable et du dioxyde de cuivre (630g/ hectare en 2017) des tisanes de plantes viennent compléter ces produits pour leurs vertus diverses (absinthe, ortie, achillée millefeuille, valériane, prêle et aussi petit lait de chèvre s’il vous plait !). Les mouvements de la lune sont astucieusement observés à ces moment-là !

Finalement et un peu par conséquence des différentes altitudes, les vendanges ont eues le profile précoce cette année : Nous avons débuté le 5 septembre par les chasselas de Voos et Echer et terminé le 22 avec les syrahs du Grand Raye de Fully que nous n’aurons plus pour 2018. Une jolie récolte, affectée bien sûr, par les gelées d’avril (30% de perte quand même !) mais qui nous a donné de grands moments de plaisir de par la facilité à cueillir le raisin somme toute magnifique ! 2015 et 2016 furent deux beaux millésimes et nous avons passé la barre des 40 hectolitres, 2017 ne nous en aura donné que 28… Vive 2018 !

Domaine Julien Guillon

Route de Villa 40, 1966 Ayent, Suisse


Genevois d’origine, Julien a suivi un cursus à l’école viticole de Beaune. Après un passage chez Gilles Bogaerts, un caviste genevois qui lui ouvrit les portes du vin naturel, il fut accueilli par Marc Balzan du Domaine de Chérouche, un vigneron qui produit parmi les plus beaux vins du Valais, pour apprendre à ses côtés. A bonne école donc pour appréhender les subtilités des terroirs et des cépages locaux ainsi que le travail en biodynamie et en vinification naturelle. Après une année passée auprès de Marc, ce dernier propose à Julien de gagner en indépendance en travaillant ses propres vignes en fermage et produire sa première cuvée, vinifiée entièrement au domaine de Chérouche. Il va sans dire que Julien a sauté sur cette merveilleuse occasion pour exprimer toute sa sensibilité en travaillant Pinot noir, Chasselas, Gamaret, Petite Arvine et Amigne. Le tout selon la « Méthode agricole de Rudolph Steiner », jolie mention apparaissant sur les bouteilles de sa première cuvée, sous-entendant poétiquement « biodynamie en attente de certification » ! (sources : les vins célestes)